Actu Auto du 23_09_2026
- Détails
- Catégorie : Actu Auto Jour
- Publication : mercredi 23 septembre 2026 16:01
- Écrit par Bensky
- Affichages : 136
🚗 𝗔𝗖𝗧𝗨 𝗔𝗨𝗧𝗢 — 𝟮𝟯 𝗦𝗘𝗣𝗧𝗘𝗠𝗕𝗥𝗘 𝟮𝟬𝟮𝟲
L’actualité automobile du 23 septembre illustre parfaitement l’accélération technologique actuelle. Recharge à plusieurs mégawatts, nouvelle citadine électrique, production massive de batteries en Europe et transformation de l’architecture électrique du véhicule : les évolutions concernent désormais l’ensemble de la chaîne technologique.
𝟭. 𝗚𝗘𝗘𝗟𝗬 — 𝟮,𝟮 𝗠𝗪 𝗘𝗧 𝗨𝗡𝗘 𝗥𝗘𝗖𝗛𝗔𝗥𝗚𝗘 𝗦𝗢𝗨𝗦 𝗟𝗘𝗦 𝟰 𝗠𝗜𝗡𝗨𝗧𝗘𝗦
La compétition autour de la recharge ultra-rapide franchit une nouvelle étape en Chine. Geely travaille sur une technologie capable d’atteindre une puissance maximale de 2,2 MW, avec l’objectif de faire passer une batterie de 10 à 70 % en moins de quatre minutes.
Le chiffre permet de mesurer le changement d’échelle : 2,2 MW représentent 2 200 kW, soit plus de six fois la puissance d’une borne de 350 kW, encore considérée comme extrêmement rapide sur le marché européen.
Cette progression ne dépend évidemment pas uniquement de la borne. Pour accepter de telles puissances, l’ensemble du système doit évoluer : cellules capables d’accepter des C-rates très élevés, architecture haute tension, électronique de puissance, connectique, refroidissement de la batterie et gestion thermique du véhicule.
Geely avait déjà dévoilé sa technologie Golden Brick Battery, tandis que les constructeurs chinois multiplient aujourd’hui les annonces autour de la recharge mégawattique. La bataille technologique se déplace donc progressivement de l’autonomie maximale vers le temps nécessaire pour récupérer cette autonomie.
L’objectif devient évident : rapprocher toujours davantage l’expérience d’utilisation du véhicule électrique de celle d’un véhicule thermique, avec quelques minutes d’arrêt seulement pour récupérer une quantité importante d’énergie.
Source : Automobile Propre
https://www.automobile-propre.com/articles/une-charge-en-moins-de-4-minutes-mais-ou-sarreteront-les-constructeurs-chinois/
𝟮. 𝗡𝗜𝗦𝗦𝗔𝗡 𝗣𝗜𝗫𝗢 — 𝗨𝗡𝗘 𝗖𝗢𝗨𝗦𝗜𝗡𝗘 É𝗟𝗘𝗖𝗧𝗥𝗜𝗤𝗨𝗘 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗥𝗘𝗡𝗔𝗨𝗟𝗧 𝗧𝗪𝗜𝗡𝗚𝗢
Nissan revient sur le segment des petites citadines avec la nouvelle Pixo 100 % électrique, étroitement dérivée de la nouvelle Renault Twingo électrique.
Avec seulement 3,79 mètres de longueur, la Pixo conserve un format particulièrement adapté à une utilisation urbaine. Elle reçoit un moteur électrique de 60 kW, soit environ 82 ch, alimenté par une batterie LFP de 27,5 kWh.
Malgré cette capacité relativement réduite, Nissan annonce jusqu’à 259 km d’autonomie WLTP. C’est un choix technologique intéressant : plutôt que d’installer une batterie toujours plus importante, l’objectif est ici de travailler sur l’efficience, le poids et le coût du véhicule.
La Pixo bénéficie également d’une recharge rapide DC de 50 kW, permettant de passer de 15 à 80 % en environ 28 minutes. La modularité est aussi travaillée avec des sièges arrière coulissants et un volume de coffre pouvant atteindre 356 litres.
Cette voiture illustre surtout une tendance industrielle importante : la mutualisation des plateformes électriques. Renault et Nissan peuvent partager une grande partie du développement, des composants et de l’industrialisation, tout en différenciant leurs modèles.
Dans le segment des petites voitures électriques, où chaque euro compte, l’augmentation des volumes sur une même architecture constitue l’un des leviers majeurs pour réduire les coûts.
Source : Automobile Propre
https://www.automobile-propre.com/articles/nouvelle-nissan-pixo-voici-la-version-japonaise-de-la-renault-twingo-electrique-avec-un-defaut-en-moins/
𝟯. 𝗖𝗔𝗧𝗟 — 𝗟𝗔 𝗣𝗥𝗢𝗗𝗨𝗖𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘 𝗕𝗔𝗧𝗧𝗘𝗥𝗜𝗘𝗦 𝗔𝗖𝗖É𝗟È𝗥𝗘 𝗘𝗡 𝗘𝗨𝗥𝗢𝗣𝗘
CATL franchit une nouvelle étape dans son implantation européenne avec le lancement de la production d’essai de cellules dans son usine de Debrecen, en Hongrie.
Les premières lignes sont en phase de calibrage. La première phase doit représenter environ 34 GWh de capacité, tandis que le projet prévoit à terme une capacité totale pouvant atteindre 100 GWh par an.
L’échelle est considérable. À titre d’ordre de grandeur, 100 GWh permettraient théoriquement de fournir plus d’un million de batteries de 80 kWh, même si la production réelle destinée aux véhicules dépendra évidemment des modèles, des capacités de packs et de l’utilisation industrielle du site.
Cette implantation rapproche surtout la production des cellules des usines automobiles européennes. Elle peut permettre de réduire les distances logistiques, sécuriser les approvisionnements et augmenter la part de valeur produite en Europe.
Renault est notamment évoqué parmi les constructeurs susceptibles de bénéficier de cette production pour ses futurs véhicules électriques.
Mais cette implantation met également en évidence un paradoxe européen : l’Europe développe rapidement son industrie de la batterie, tandis que les principaux acteurs asiatiques, et particulièrement chinois, continuent d’occuper une place déterminante dans cette chaîne de valeur.
Source : Frandroid
https://www.frandroid.com/survoltes/voitures-electriques/3256847_dacia-et-renault-electriques-a-prix-casse-les-nouvelles-batteries-catl-debarquent-en-europe
𝟰. 𝗟𝗘𝗔𝗣𝗠𝗢𝗧𝗢𝗥 — 𝟰𝟴 𝗩, 𝗘𝗧𝗛𝗘𝗥𝗡𝗘𝗧 𝗘𝗧 𝗙𝗜𝗡 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗕𝗔𝗧𝗧𝗘𝗥𝗜𝗘 𝟭𝟮 𝗩 ?
Leapmotor prépare une transformation beaucoup plus profonde de l’architecture électrique et électronique de ses véhicules.
Avec ses technologies CTC 3.0 et Clover 5.0, le constructeur chinois veut notamment supprimer la traditionnelle batterie plomb 12 V et faire évoluer son réseau basse tension vers le 48 V.
Techniquement, l’intérêt est important. À puissance identique, une tension plus élevée permet de diminuer le courant nécessaire. Cela facilite l’alimentation d’équipements électriques de plus en plus puissants et peut contribuer à optimiser certains câblages et composants.
Mais Leapmotor va plus loin avec une architecture électronique davantage centralisée et reposant largement sur Ethernet.
C’est une évolution particulièrement importante pour les futurs véhicules définis par logiciel. L’industrie passe progressivement d’une architecture composée de nombreux ECU spécialisés à une organisation reposant sur des calculateurs haute performance, des contrôleurs de zone et des réseaux Ethernet à haut débit.
Leapmotor annonce également une capacité basse tension multipliée par sept et une intégration permettant de libérer jusqu’à 19 % d’espace habitable supplémentaire, à dimensions extérieures équivalentes.
On ne parle donc plus seulement d’électrifier la propulsion. L’architecture électrique et électronique complète du véhicule est en train d’être repensée.
Source : Auto Plus
https://www.autoplus.fr/actualite/ce-constructeur-va-abandonner-cet-element-qui-equipe-nos-voitures-depuis-un-siecle-1467744.html
🔎 𝗖𝗘 𝗤𝗨’𝗜𝗟 𝗙𝗔𝗨𝗧 𝗥𝗘𝗧𝗘𝗡𝗜𝗥
Les quatre actualités du jour montrent finalement quatre dimensions d’une même transformation.
2,2 MW chez Geely, 27,5 kWh optimisés pour 259 km chez Nissan, jusqu’à 100 GWh de capacité industrielle chez CATL, et 48 V, Ethernet et centralisation chez Leapmotor.
Le véhicule électrique ne progresse donc plus uniquement grâce à l’augmentation de la capacité des batteries. La prochaine génération se construit simultanément autour de la recharge ultra-rapide, de l’efficience, de nouvelles architectures EE, de l’industrialisation des batteries et d’une intégration hardware/software beaucoup plus poussée.
L’automobile entre clairement dans une nouvelle phase technologique.
#ActuAuto #Automobile #VoitureElectrique #Innovation #PRISMEINNOV
